pour les curieux de nature...

Nous poursuivons ici une série autour du choix de machines outil pour un fablab naissant.
Article rédigé le 17/03/2026
| Pour percer droit bien sûr. C’est à dire réaliser des percages vraiment à angle droit dans du bois, du métal, du plastique, (...). En considérant à l’usage que le perçage droit à main levée ou encore avec des guides ça ne fonctionne que sur de très faibles épaisseurs de matériaux et encore à condition de ne pas trop y regarder ! |
En toute objectivité nous n’avons pas fait un cahier des charges écrit. Nous avons discuté entre bricoleurs confirmés que nous sommes et avons établis que la perceuse devra nous permettre de :
Et c’est tout ?
Nous avions un avoir dans une grande surface de bricolage… Toujours « cela de pris » pour une machine dont on savait qu’on ne voulait pas mettre moins de 150 € (pour éviter de l’outillage quincaillerie à usage peu fréquent).
Premier choix, sur recommandation d’un autre Fablab (merci à Jérome) : la BOSCH 13 mm PBD 40, 710 W à 229 € : simple d’utilisation (vitesse réglable électroniquement), puissance suffisante et protection autour de la zone de perçage.
Un hic : pas de plateau inclinable. Toute cette électronique augmente le risque de panne. Le manque de table inclinable nous fait nous diriger vers une autre perceuse.
| La SCHEPPACH Dp16sl, 550 W à 169 €. Elle a la table inclinable, la protection et elle est limitée côté électronique. En plus elle est moins chère. Le montage se fait bien, rien de compliqué. Si ce n’est la lecture de la notice… Premier sentiment avant usage : ce n’est pas un outil pour travailler au 1/100 de millimètre dans un atelier Airbus… Rustique certes mais costaud. Sur ce modèle, c’est le plateau qui accueille la pièce à percer que l’on ajuste en hauteur avant perçage (105 mm). Attention à l’espace pour la mettre sur un plan de travail : hauteur 103 cm au-dessus d’un espace de rangement → ça ne passe pas avec plan incliné. La hauteur du plateau amène la zone de travail à 130 cm au sol → nécessite une déserte, impossible à déplacer facilement, 24 kg. Le point de perçage est en hauteur (plateau) et non sur l’embase → pour percer des pièces longues, une seconde personne est nécessaire ou fabriquer une cale ad hoc. |
| **On parlait de simplicité** : le réglage de la vitesse se fait à l’ancienne, en déplaçant la courroie sur les poulies d’entraînement. Pas compliqué, mais en animation dans un fablab avec enfants ou adultes novices, l’autonomie n’est pas évidente. Jérome nous avait bien prévenu… |
Alors nous ne choisirions pas l’outil depuis un bureau, mais en situation dans l’atelier, en simulant :
Puis viendrait le temps de scruter les modèles selon leurs caractéristiques.
On saura à l’usage si le choix était cohérent malgré les limites mentionnées. Peut-être ne les éprouverons-nous pas tant que cela.
Le format choisi est un standard des ateliers, mais on en garde un enseignement pour la suite. Le diable est dans les détails. Un choix d’outil n’est jamais si anodin que cela, il faut le replacer dans son environnement, ses usages.