Projet CLIMAPIC

Le Jardin Insolit(h)e pour expérimenter concrètement

S’adapter au climat de demain

Comprendre les changements à venir

Le climat breton évolue, et ces transformations vont s’accentuer au cours du siècle. Dans le cadre du projet CLIMAPIC, la Maison des Minéraux propose d’expérimenter des solutions locales dans le Jardin Insolit(h)e afin de s’adapter à ces changements.

Climat breton en 2100

En Bretagne, la proximité de l’océan adoucit de manière générale les températures, mais cela n’empêche pas l’augmentation d’évènements climatiques extrêmes. D’ici 2100, la Bretagne pourrait connaître une augmentation moyenne des températures de +2,9°C. Les vagues de chaleur seront plus longues et plus intenses, tandis que les sécheresses des sols pourraient devenir deux fois plus marquées. En parallèle, les épisodes de pluies intenses devraient augmenter, accentuant les contrastes hydrologiques et intensifiant les risques d’érosion des sols. Ces évolutions s’accompagnent aussi d’une hausse des risques de feux de landes et de forêts, ainsi que d’une baisse des débits des cours d’eau. ( OEB)

Quels impacts sur nos jardins ?

Les jardins, tout comme les cultures ou les forêts, sont en première ligne face à ces changements. Les cycles de développement des plantes (floraison, fructification, dormance) sont déjà perturbés et continueront de l’être. Avec l’augmentation des températures et des périodes sèches :
• les besoins en eau des plantes augmentent,
• le stress hydrique devient plus fréquent,
• certaines espèces deviennent plus compétitives que d’autres.
Les interactions biologiques évoluent également. Les insectes ravageurs peuvent se développer plus rapidement ou produire davantage de générations par an, tandis que les champignons pathogènes profitent de conditions plus favorables.

L’adaptation : une démarche nécessaire

Face à ces transformations, l’adaptation consiste à ajuster nos pratiques pour réduire la vulnérabilité de nos environnements. Il ne s’agit pas de résister au changement, mais d’apprendre à faire avec afin de continuer à fonctionner, vivre ou se développer.

Observer et composer avec l’existant

Comment est agencé mon jardin ? Quel type de sol et de végétation s’y trouve ? Comment limiter l’exposition aux aléas que représentent les sécheresses, les fortes chaleurs ou encore les pluies intenses ?

Gérer la ressource en eau, le trop comme le trop peu, est fondamental : récupération d’eau de pluie, paillage et amélioration de l’infiltration d’eau dans le sol sont des actions judicieuses.

Pour atténuer les chaleurs extrêmes, l’installation de structures protectrices est idéale : des zones d’ombrage et des haies brise vents atténuant l’effet desséchant du vent d’Est en période estivale par exemple.

Protéger le vivant est la clé pour mieux s’adapter

La clé de notre avenir réside surtout dans la préservation de la diversité des êtres vivants. Il est primordial de préserver les écosystèmes pour leurs survie mais aussi la nôtre. Préserver les sols, les plantes, les insectes et leurs habitats, c’est renforcer la capacité de nos jardins à s’adapter aux changements en cours.

Un jardin riche en biodiversité est plus stable et plus résilient. Les interactions entre espèces (pollinisation, prédation, compétition) permettent de réguler naturellement de nombreux déséquilibres. Par exemple, la présence d’insectes auxiliaires peut limiter les ravageurs, réduisant ainsi le besoin d’intervention humaine.

Le Jardin Insolit(h)e : expérimenter concrètement

Le Jardin Insolit(h)e s’inscrit dans cette dynamique. Cet espace propose différents aménagements simples, accessibles et reproductibles, pensés pour renforcer la résistance des jardins face au changement climatique. Un premier chantier s’est déroulé le 26 Mars dernier et d’autres suivront au cours de l’automne prochain.

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