Article en cours de rédaction
Les réservoirs de biodiversité
L’article L. 371-1 II et R. 371-19 II du code de l’environnement définit les réservoirs de biodiversité comme des espaces dans lesquels la biodiversité est la plus riche ou la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement en ayant notamment une taille suffisante, qui abritent des noyaux de populations d’espèces à partir desquels les individus se dispersent ou qui sont susceptibles de permettre l’accueil de nouvelles populations d’espèces.
Des habitats reliés pour aider la biodiversité à s’adapter
Face au changement climatique, la question n’est plus seulement de préserver les réservoirs de biodiversité, mais aussi de permettre aux espèces de circuler afin de trouver des conditions de vie favorables. Il faut pouvoir reliés ces réservoirs entre eux.
L’enjeu des corridors écologiques
Les corridors écologiques assurent des connexions qui permettent aux espèces de se déplacer d’un réservoir à l’autre, offrant ainsi des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie. Les corridors écologiques présentent des configurations variées et ne requièrent pas obligatoirement une continuité physique ou des espaces contigus.
Ils peuvent prendre la forme de haies, de bosquets, de bandes enherbées, de ripisylves ou de petits bois. Sans ces continuités, les populations animales et végétales se retrouvent isolées, ce qui les rend plus vulnérables.
Trame écologique
Ces réservoirs de biodiversité et corridors écologiques représentent les continuités écologiques constituant la Trame verte et bleue . À l’échelle d’un territoire, une trame écologique bien pensée favorise la diversité du vivant ainsi que le maintien de services écosystémiques utiles à l’humain, comme la pollinisation, la régulation des ravageurs ou la stabilisation des sols.
Préserver et reconnecter les habitats, c’est donner à la biodiversité une chance de résister aux perturbations climatiques. C’est aussi reconnaître qu’un paysage vivant n’est pas seulement un décor : c’est un réseau d’espaces reliés, indispensables à la survie de nombreuses espèces et, indirectement, à notre propre bien-être.
La haie sèche : infos pratiques
C’est dans ce contexte de préservation et connexion des habitats que nous avons installer des haies sèches dans le Jardin Insolit(h)e. Si elle n’a pas vocation à remplacer une haie vivante, c’est une installation relativement simple et bénéfique qui peut compléter utilement les continuités écologiques, notamment dans certains contextes ruraux ou de restauration de milieux.
Concrètement, comment procéder pour mettre en place une haie sèche ?






